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Vendredi 12 janvier 2007
Le 4 décembre, dans mon billet "Vote dans le calme", je terminais à propos du score honorable de Roland Ratsiraka aux élections présidentielles en disant : "Nous verrons si le pouvoir en place lui laissera la possibilité de consolider cette nouvelle stature nationale ces prochains mois, où si des manoeuvres diverses le conduiront dans une impasse.".

Hier, dans son édition en ligne du 11 janvier, l'Express de Madagascar nous apprend que les élus TIM (majorité présidentielle) du conseil municipal de Toamasina menacent de suspendre Roland Ratsiraka de ses fonctions de maire grâce au fait qu'ils ont en main le poste de Président du Bureau du Conseil Municipal, alors que les élus sont majoritairement issus de la formation Toamasina Tonga Saina (TTS), favorable à Roland Ratsiraka.

En effet, à cause de stupides luttes d'influence au sein du TTS, certains d'autres eux avaient préféré élire un représentant TIM au poste de Président du Conseil Municipal.

Le prétexte pour suspendre le maire serait cette sempiternelle histoire de gestion des ordures. Pour mémoire, l'opposition municipale (ou la majorité présidentielle, selon comment on se place :-) ) ressasse ces problèmes d'enlèvement des ordures, qui est, objectivement, un véritable problème à Tamatave. Ce à quoi répond invariablement Roland Ratsiraka que d'une part la mairie n'a pas perçu l'ensemble des sommes dûes par l'Etat, ce qui grève le budget de la mairie, et que d'autre part, un camion-benne donné par une commune française pourrit tranquillement sous douane car l'Etat réclame le paiement des taxes douanières, alors que les dons peuvent être exemptés de droits de douane sous certaines conditions. De très nombreuses associations caritatives sur Madagascar bénéficient de ces largesses. A titre d'exemple, la commune d'Antananarivo a bénéficié de ces exemptions de taxes pour des rames de tram données par la Suisse (qui ne seront probablement jamais opérationnelles dans la capitale).

La réaction de Roland Ratsiraka ne s'est pas faite attendre. Il a convoqué les élus TTS, qui ont pris la décision de déclencher le renouvèlement du bureau du conseil municipal, qui doit donc déboucher sur l'élection d'un nouveau Président du conseil municipal. Ce qui évidemment écarterait le danger.

Comment le maire a t-il pû laisser la présidence du bureau du conseil municipal à l'opposition? Mystère. Ce qui se trame n'est qu'un juste retour de bâton politique, qui lui permettra d'apprendre, qu'en politique, il faut savoir tenir ses troupes, et que si l'on donne un bout du pouvoir à l'opposition, il ne faut pas s'étonner que cette dernière en profite pour vous descendre.
Il sera tout de même intéressant de suivre les péripéties de Roland Ratsiraka en politique au niveau national, et surtout les coups tordus qui ne vont pas manquer de lui tomber sur la tête. Je me souviens que les comptes de la mairie de Tamatave ont été audités maintes fois ces dernières années. Il y aura t-il quelque chose à creuser de ce coté là? Les paris sont ouverts, combien de mois faudra-t-il pour tuer politiquement Roland Ratsiraka?  Vos avis m'intéressent! Laissez vos commentaires!

http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=4355
par Madagascan publié dans : Politique
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Mercredi 10 janvier 2007
Il y a quelques jours, une information m'a fait bondir: L'abandon d'enfants n'est plus accepté. Il est envisagé de chercher les pères des enfants non reconnus, quitte à procéder à un test d'ADN afin d'accompagner la loi existante sur la paternité qui stipule que l'auteur d'un enfant a l'obligation de le nourrir.

Et tout cela annoncé lors des voeux présidentiels à Iavoloha, par le Président lui-même!
Mais quelle mouche l'a donc piqué??

Reprenons les faits:
Un nombre très important d'enfants naissent de père inconnu, et son élevés dans un "foyer monoparental" (comprendre: la mère élève seule les enfants). Le phénomène étant ancien et bien ancré dans le quotidien (je n'ose pas dire la culture) malgache, il est très fréquent de trouver des familles exclusivement féminines: La grand-mère (séparée), la mère (célibataire), les enfants.
Les enfants n'étant pas nés dans les choux (je sais, je risque de faire tomber un grave tabou en disant cela), il existe forcément un père quelque part. JJ Goldman avait beau chanter il y a 20 ans que les femmes modernes faisaient des bébés toutes seules, la science continue obstinément à lui donner tord. Donc, père il y a, systématiquement. Oui mais voilà, ce père là, il n'assume pas. Ce père là préfère aller essaimer. De préférence des filles vierges (car "dévierger" accroît sa puissance sexuelle, pense-t-il). Et de toutes façons, ce père, comment pourrait-il assumer la dizaine d'enfants qu'il a laissé en cadeau à autant de filles?
Les lois sur la paternité existent, mais elles sont inopérantes: Comment prouver la paternité?

D'où le "trait de génie" de Marc Ravalomanana: Rendre obligatoire la mention du père sur l'acte de naissance, quitte à déclencher une enquête (policière?) de recherche en paternité, tests ADN à l'appui.

Quelques commentaires personnels:
- J'ai l'impression que cette déclaration repose sur un fond de religion et/ou de morale chrétienne, alors que la séparation du Clergé et de l'Etat est inscrite dans la loi.

- Cela me rappelle les déclarations du nouveau Président Ravalomanana en 2002 qui voulait intégrer une puce repérable par satellite dans chaque zébu pour lutter contre le vol de bovidés. Une solution hi-tech très coûteuse pour un pays aux moyens financiers limités et très en retard concernant les nouvelles technologies. Evidemment le projet est resté dans les cartons. Non pas que cela coûte trop cher. Non pas parce que la technologie n'est pas au point. Non pas parce que le pays n'a pas les moyens techniques de traiter l'information, mais tout simplement parce que Madagascar n'a pas assez de vétérinaires... Back to basics... Je pressens le même type de frein pour ce projet de loi: La police n'aura pas les moyens humains, matériels et financiers de mener les enquêtes. Je ne parle même pas des professionnels de la santé pour les prélèvements, ni même des labos d'analyse. Je ne suis même pas sûr que les tribunaux sauraient gérer l'afflux de plaintes (car j'imagine que pour lancer une enquête, il faudra une plainte, que comme cela relèvera probablement du pénal, il faudra saisir le tribunal...). Et oui, dans un pays où il faut payer le taxi (ou mettre de l'essence dans la 4L du commissariat pour ceux qui ont la chance d'avoir un véhicule en état de marche) aux enquêteurs pour qu'ils puissent faire leur travail, je vois mal comment ils pourraient aller traquer les serial-baiseurs sans aide financière/matérielle.

- Je crains que l'annonce, une fois de plus, ai été faite sans concertation préalable avec les acteurs principaux, à savoir le ministère de la santé. A ce propos, le Dr Jean-Louis Robinson, ministre de la santé, indique qu'"à l'heure actuelle, nous nous penchons sur la réalisation de cette initiative" (comprendre: L'annonce a été faite sans que nous ayons pu valider la faisabilité). Et il ajoute "Comme nous avons déjà une loi sur la paternité, le plus important c'est de voir les moyens permettant son application rapide, car cela laisse à désirer, notamment au niveau des zones enclavées".  Soit en langage moins diplomatique: On n'a ni les sous ni les structures (en dehors de Tanà, car tout le monde sait que c'est tout Madagascar qui est enclavé) pour mettre en oeuvre la folle annonce du Prézidà.
Et voilà comment un ministre procède à un enterrement de première classe, sans fleurs ni couronnes.


http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=4228
par Madagascan publié dans : Société
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Jeudi 4 janvier 2007
Si je n'ai pas été très actif durant cette période de fêtes de fin d'année, cela ne m'a pas empêché de continuer à lire la presse malgache.

Ce billet abordera en fait 3 informations différentes, qui reflètent la situation de Nosy Be actuellement.

Première information, développée par Madagascar Tribune le 21 décembre 2006 (oui, je tarde un peu!): Le complexe hotelier Andilana Beach change de mains! Pour information, c'est le complexe hôtelier le plus grand de Madagascar, avec plus de 250 chambres, et des infrastructures de premier niveau dans un lieu paradisiaque. Pour être tout à fait exact, la concession reste entre les mains de la SMTH (Société Malgache de Tourisme et d'Hotellerie), société détenue  en majorité par les frères Andrea et Livio Aiolfi.  Par contre, la commercialisation du site ne sera plus entre les mains du groupe Italien Ventaglio S.p.A, suite à un jugement du tribunal d'Antananarivo en appel pour "non respect des engagements prévus". On ne sait pas plus sur ces engagement non tenus.
Il est à noter que le complexe Andilana Beach a été un moteur essentiel du développement des infrastructures de l'île ces deux dernières années, avec comme réalisations principales, la réfection de la route menant de Fascene à Andilana (gain de temps et de sécurité très très appréciable), ainsi que la modernisation et la sécurisation de l'aéroport de Nosy Be-Fascene: Allongement et renforcement de la piste, renforcement des équipements de sécurité et d'approche qui permettent les mouvements de gros porteurs type B767, ainsi que les mouvements de nuit, mise en oeuvre d'un portail de sécurité et d'un scanner à bagages... Toutes ces réalisation ont été co-financées par SMTH.
On peut donc désormais se poser la question de la pérennité du site, bien que SMTH annonce avoir approché le groupe (toujours italien) Alpitour. Un rapide passage par le site du groupe Ventaglio fait toujours apparaître Andilana dans leur catalogue...

Deuxième information: Antsiranana se verra doté d'un nouveau groupe électrogène de 7,5MW fonctionnait au mazout prochainement. Si les habitants de la capitale on déjà plus ou moins oublié les affres du délestage, le Nord les subit toujours aussi durement. Ces dernières semaines, seul 1 groupe sur les 3 en place était encore en état de marche à Antsiranana... L'article ne parle pas de Nosy Be, mais sur place, la situation est encore plus pénible. Globalement, les coupures alternent entre Hell Ville et Ambatoloaka. Si Hell Ville est alimentée, Ambatoloaka est dans le noir. Des tournantes d'une demi journée sont programmées par la JIRAMA. Si bien que soit on a de l'électricité la journée jusqu'à 17h, soit on a de l'électricité la nuit. Evidemment, la facture de 300.000 FMG par mois continue d'être payée sous peine de se voir retirer le compteur, qui fera le bonheur d'un propriétaire d'une des nombreuses nouvelles villas construites sur les terrains de la SIRAMA.
Ces coupure longues (12h de coupure par jour!) entraînent de nombreuses catastrophes:
- économiques car les structures touristiques et les particuliers fortunés pallient à la situation en faisant tourner leurs groupes électrogènes, gourmands en essence
- environnementale car les groupes électrogènes polluent
- sanitaires car les foyers ne peuvent plus utiliser les réfrigérateurs, tous les achats de périssables se font au jour le jour, et les cas d'intoxication alimentaire se multiplient.
- sociales car j'ai eu écho d'une famille morte dans l'incendie de leur case, incendie qui a pris son origine dans l'éclairage à la bougie. Cette famille possédait un compteur électrique, mais s'éclairait à la bougie à cause des coupures.
La JIRAMA est responsable de toutes ces conséquences tout à fait funestes. C'est un scandale absolu de laisser perdurer une telle situation.

Troisième informations, Orange annonce le développement de son backbone déjà opérationnel entre Antsiranana et Nosy Be, et prochainement entre Antsiranana et Antananarivo. Enfin une bonne nouvelle pour la sécurisation des communications téléphoniques et de données. Ceux qui ont essayé de joindre ces deux villes par téléphone ces derniers jours savent de quoi je parle... Réseau complètement saturé, correspondants injoignables, et lorsqu'enfin on arrive à les joindre, la communication coupe inopinément. On apprend également que coté backbone international, c'est le projet Eassy qui est définitivement retenu. Mauvaise nouvelles pour les pressés, tant le consortium du projet Eassy peine à financer le projet et démarrer réellement.  Ca ne sera pas en 2007 que je pourrai faire du homeworking depuis la baie de Diego pour mon entreprise en France...

Allez, bonne année 2007 tout de même!

Andilana Beach: http://www.madagascar-tribune.com/index.php?JOURNAL=1089&ART=21260
Délestage: http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=3850
Backbone Orange: http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=4095

par Madagascan publié dans : Economie
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Lundi 18 décembre 2006
Encore une fois, je poste une réflexion personnelle, non pas basée sur l'actualité immédiate (vraiment pas interessante ces derniers jours, pour info, ils arrivent pas à mettre la main sur Pety Rakotoniaina qui est toujours recherché pour détournements de biens, mais ca mérite pas -à mes yeux- un billet).

Du coup, je pousse un petit coup de gueule. Ca fait du bien.

Le sujet? L'immobilisme à Madagascar.

On lit régulièrement dans la presse des articles se préoccupant de ce décollage économique qui tarde à venir.
On y lit beaucoup de choses, souvent justes, comme le problème des coûts des facteurs, pas si favorables malgré un cout salarial faible. On parle souvent des problèmes d'infrastructures qui freinent le développement. On évoque l'environnement juridique trop aléatoire qui fait fuir les investisseurs. On pointe du doigt la frilosité des établissements bancaires qui ne prêtent pas assez. On se lamente que peu d'investisseurs étrangers viennent injecter leurs euros, dollars ou yen (et même si ce sont des roupies, on accepterait) dans l'économie nationale.
Mais à la vérité, le fond du problème, ce sont les mentalités.

Ce qui mine ce pays, c'est l'immobilisme. Personne ne veut bouger. Ni la minorité possédante qui refuse d'envisager la remise en cause de la moindre de leurs prérogatives, ni le peuple empêtré dans des notions de culture ancestrale et de traditions qui freinent le changement.
Je m'explique:
- Améliorer le rendement agricole? Impossible, les cultivateurs refusent d'appliquer les méthodes alternatives de culture du riz, type SRI, car cela va à l'encontre de leurs croyances, et même si ils savent que ca marche, ils se feront mal voir de leurs voisins, et ca, ca tue.
- Mettre en commun les moyens de production, créer des coopératives agricoles? Encore impossible, le paysan malgache tient trop à son indépendance. On n'a jamais vu ca! Ca peut pas marcher.
- Abaisser les barrières douanières? Grands Dieux non! Les entreprises malgaches devraient se mettre aux normes internationales, se mettre à être compétitives!
- Se mettre à exporter? Ah on aimerai bien, mais on n'est pas aux normes et on serait pas compétitifs.
- Créer une industrie de transformation, fabriquer des biens d'équipement? Ah ben non, pourquoi s'embêter à fabriquer alors que ca rapporte plus d'importer tout d'Asie?
- Passer à l'ère du monde des services? Ah oui super! Comment ca, il faut gérer une relation client saine et basée sur du long terme? Mais moi je veux le cash tout de suite!
- Créer une entreprise sur un secteur déjà occupé? Ah non, la concurrence, on n'aime pas ca ici. A tous les coups je vais me retrouver dans les pires emmerdes, avec pressions policières, judiciaires, pilotées par le mec qui fait ce business depuis 30 ans.

Bon alors, quelles seraient les solutions?

Je propose:
- De mettre en place un moratoire sur le respect des normes internationales, et donner 3 ans aux entreprises locales pour se conformer. Passé ces délais, on délivre des autorisations de mise sur le marché basées sur le respect des normes.
- De mener une politique rurale agressive, en formant des villages entiers aux méthodes de culture optimisées, et en imposant à tous les villageois d'adopter ensemble et en même temps les mêmes techniques agricoles. Un fond de garantie leur garantirait un revenu correspondant à la récolte moyenne de leurs 3 dernières années, dans le cas où la récolte serait inférieure à celle des 3 dernières années.
- Très fortement défiscaliser les créations d'entreprise liées à la transformation en produits finis ou semi-finis à destination du marché local et régional.
- De former la jeunesse à la prise de parole contradictoire, de casser le système scolaire trop calqué sur la 3e république francaise, avec l'instituteur tout puissant et l'élève qui écoute religieusement sans pouvoir remettre en cause. Apprendre à cette jeunesse à s'exprimer, à aller à l'encontre des ainés et des traditions.


Bon, on en reparle dans 5 ans, pour les prochaines présidentielles!
par Madagascan publié dans : Economie communauté : Madagascar
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Samedi 16 décembre 2006
Une fois n'est pas coutume, je rédige un billet non pas sur l'actualité "officielle" mais sur l'actualité de la blogosphère malgache.


En Mars 2006, Tattum postait un billet nommé "Femmes de différentes moeurs". Elle y exposait une rencontre et un échange avec deux filles dites "de petite vertue" dans une ville côtière.

Aujourd'hui, l'auteur du blog "Madagascar Tomorrow" publie à son tour un billet sur le même thème, avec un titre qui a le mérite de la clarté :-) "Les côtières c'est toutes des putes et les merina toutes des intellos ?".

Je voulais à l'origine seulement poster un commentaire sur le billet de Madagascar Tomorrow. Mais visiblement, mon message était trop long, et a été bloqué par son site.  Je reproduis donc la réponse que je m'apprêtait à poster. Je vous engage à lire d'abord les billets de Tattum et Madagascar Tomorrow avant d'aller plus loin dans mon billet.
N'hésitez pas à poster vos avis!



"comme je l'ai dit ce n'était qu'un apport de nuances et de point de vue".
Certes, c'est un point de vue différent. Une nuance... moi j'aurai plutôt qualifié ton post de bazooka, de karcher... :-)

Donc, tu dis qu'à la base tu as écrit ce post pour apporter un autre angle de vue au post de Tattum. Mais Tattum n'a jamais dit qu'il n'y avait pas de prostitution à Tanà, et pas de prostitution parmi les Merina! Elle a simplement évoqué une réalité. Elle n'a pas dit non plus que toutes les côtières avaient cette mentalité.

Je pense que la situation qu'a vécu Tattum dans une ville côtière, elle n'aurait pas pu la vivre à Tanà, tout simplement parce que dans sa ville, d'une part on sait éviter les lieux ambigus, et d'autre part il n'y a pas de curiosité de part et d'autre qui puisse générer une discussion.

Ca me fait penser à une discussion que j'ai souvent eu avec des voyageurs, qui disent "moi, en voyage, je cherche l'échange, je  veux connaitre la population" et l'on voit des cadres français, des chefs de service, des employés bac+4, se mettre à discuter avec un pousseur de posy-posy, avec le gardien de la banque, avec le vendeur de rue, alors qu'en France, il ne lui viendrait jamais à l'esprit d'avoir une discussion politique avec un éboueur, poser des questions sur sa vie à l'ouvrier du chantier d'à coté, ou parler philosophie avec la gardienne de son immeuble.

Et bien quand on est dans une ville que l'on ne connait pas, confronté à des personnes à la culture différente, on laisse notre statut social un peu de coté et l'on s'ouvre plus facilement. C'est comme cela que j'explique le post de Tattum.

Ceci dit, il est tout à fait exact de dire qu'il y a de la prostitution à Tanà, et non, ce ne sont pas toutes des filles des côtes, beaucoup sont de l'Imerina.
Les Merina plus intellos? Donnons aux côtiers tout d'abord l'opportunité de poursuivre des études de qualité dans leurs villes, et ensuite d'accéder à des emplois à la hauteur de leurs études dans leurs villes, et on en reparlera. Tout est une question de débouchés. A titre d'exemple, dans quelle(s) ville(s) peut on préparer une expertise comptable?
par Madagascan publié dans : Société
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