Madagascar ou la ruepublique patissière

Publié le par Madagascan

On connaissait les républiques bananières, Madagascar invente la ruepublique patissière.

Mialy Rajoelina (qui serait enceinte d'après les derniers gossips de la capitale) s'est faite enfariner par le collectif GTT (autrement appellés légalistes, plus realistement collectif pour la démocratie noyauté par les pro-TIM) à sa sortie d'avion à Roissy il y a quelques jours.
Ce week-end, de retour de Dakar, Andry Rajoelina s'est "offert" un stop-over à Paris, et il en a profité pour fêter son anniversaire (30 mai) au Jules Verne, le restaurant de la Tour Eiffel. Mais le GTT, peut-être sponsorisé par les farines Francine, l'a pourchassé dans Paris, et paraît-il que le TGV a eu également droit à son bizutage à la farine.

Et les GTT s'en donnent à coeur-joie sur les forums de discussion.

On y lit tout le plaisir, je dirais même la jouissance que les GTT ont à signifier par des symboliques patissières leur mépris du nouveau pouvoir.

On notera que les malgaches n'ont pas tenté le lancer de chaussures. L'avantage de la farine, c'est qu'on ne se retrouve pas avec un pied chaussé, un pied nu, une fois le forfait accompli.On se retrouve juste quasiment aussi enfariné que la cible.

Et après? Quelle est la portée de ces gestes? A part le plaisir de la transgression, Le frisson de l’interdit? Les GTT se régalent de ces “faits de guerre”, aux risques bien mesurés malgré tout, car l’on notera qu’à Madagascar, personne n’a osé entarter Rajoelina. Et pour cause. Le geste serait autrement plus courageux qu’à Paris, où la liberté d’expression est garantie.
Le seul qui ait osé défier la HAT, de manière pacifique et intelligente, c’est Razily (l'homme qui avait marché, seul, face aux militaires, sur la place du 13 mai, avec pour seule arme un drapeau malgache et un cartable d'écolier sur le ventre (en guise de gilet pare-balles, ou façon human-bomb?).
Les GTT manifestent, enfarinent, harcellent, mais au final, leurs actions n’ont qu’une portée, disons, très limitée. D’autant plus limitée qu’ils ne pourront pas voter aux prochaines élections, puisque la diaspora (le GTT est un collectif de la diaspora) n’a jamais obtenu, y compris de Ravalomanana, le droit de vote.

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