Un Sommet pour rien?

Publié le par Madagascan

Le Sommet de la SADC du 31 mars n’a globalement pas apporté les réponses attendues par les malgaches. En effet, le Sommet s’est principalement concentré sur les problèmes actuels au Zimbabwe, et a relégué la question malgache au second plan.

 

Ce que l’on retiendra de tout cela, c’est que la SADC a temporisé le sujet, sans s’engager dans une voie ou une autre.

 

Maintenant, si l’on doit trouver un gagnant et un perdant dans l’affaire, je serai assez tenté de dire que la Transition n’a pas obtenu ce qu’elle espérait : Que la feuille de route soit entérinée et que le nouveau gouvernement Vital soit reconnu.  

Par contre, les autres mouvances, et Ravalomanana en tête, obtiennent du temps supplémentaire pour continuer leur lobbying. Car la stratégie de Ravalomanana, c’est bien une guerre d’usure, qui tente par coups successifs, d’affaiblir le pouvoir en place. Stratégie à mon sens contre-productive, mais l’homme est persuadé qu’avec du temps, il arrivera à renverser la vapeur.

 

La Transition a donc perdu son pari, mais faut-il pour autant penser que Ravalomanana a acquis un avantage décisif ? Je ne pense pas. Le temps joue en faveur de Rajoelina. Au plus le temps avance, au plus la nécessité d’aider Madagascar se fera ressentir, et les bailleurs de fonds seront tentés de faire en sorte que la crise se termine, qu’un gouvernement légitime se dessine, afin de pouvoir rouvrir le robinet à dollars face à l’urgence humanitaire.

 

L’objectif de la Communauté Internationale est donc de régler rapidement le problème. Et le seul moyen d’y arriver rapidement, c’est d’accepter que Rajoelina conduise la transition.

 


Les articles concernant Madagascar :

 

6. Le Sommet s’est rappelé les décisions qu’il avait prises en mars 2009 sur la nécessité urgente de rétablir l’ordre constitutionnel à Madagascar, les a réitérées et s’est engagée de soutenir pleinement les efforts entrepris par l’équipe de médiation de la SADC pour aider le peuple malgache à trouver une issue durable à la crise.

 

7. Le Sommet a examiné le rapport du Médiateur de la SADC et a noté qu’une feuille de route a été élaborée en vue de ramener le pays à la normalité constitutionnelle.

 

8. Le Sommet a décidé de recommander la convocation d’urgence d’un Sommet extraordinaire afin d’examiner plus amplement le rapport sur Madagascar.

 

9. Le Sommet a exhorté tous les acteurs politiques malgaches de rejeter toute violence ou toute menace de recours à la violence durant la transition.

 

10. Le Sommet s’est engagé à consolider et à protéger les acquis obtenus dans le cadre du processus de médiation et a exhorté tous les partis politiques de coopérer ensemble et de soutenir les travaux de la Médiation de la SADC dans la perspective de la tenue d’élections libres, justes et crédibles.

 

11. Le Sommet a réitéré la nécessité pour que le dialogue malgacho-malgache continue d’être guidé par les principes de consensus, d’inclusivité et de transparence.

 

12. Le Sommet a salué S.E. Joaquim Chissano, ancien Président du Mozambique et Médiateur de la SADC à Madagascar pour les efforts qu’il entreprend pour trouver une solution durable à la crise malgache.

Publié dans Politique

Commenter cet article