Une voiture "Vita Gasy"

Publié le par Madagascan

http://www.madamatin.com/articles/culture/karenjy.html

 


La Karenjy reprend vie. Le véhicule malgache mythique des années 80 a été ressuscité par l’atelier Soatao à Fianarantsoa. Une dizaine de véhicules sont déjà vendus, et la production prévisionnelle cette année est d’une centaine de véhicules.

 

C’est en vérité trois déclinaisons du véhicule qui sont produites : La Irika, la Mazana, (modèle 4x4 Diesel) déclinée en cabriolet et berline et la Faoka, modèle 2x4 essence camionnette.

On peut en vérité plutôt parler d’atelier d’assemblage : Le châssis mécano-soudé, la carrosserie en fibres ainsi que l’électricité, capitonnage et sellerie sont faits localement. Toutes les pièces mécaniques sont importées.

 Faut-il vraiment s’en réjouir ?

Certes cette unité d’assemblage permet de donner du travail à une vingtaine de personnes actuellement, et peut-être une cinquantaine si les prévisions de vente se réalisent.

Certes cela représente l’embryon d’un outil industriel, améliore la culture d’ingénierie malgache.

Certes il est toujours très positif que des produits locaux puissent concurrencer ou se substituer à des produits d’importation (c’est même la base du développement économique de tout pays).

 Mais il y a également beaucoup de regrets derrière ce projet.

 D’une part, on parle de la renaissance d’un véhicule mort il y a 20 ans. Madagascar n’aurait fait aucun progrès en 20 ans ? (Je garde une forme interrogative, mais j’ai bien peur de déjà connaître la réponse).

D’autre part, il faut noter que Karenjy s’inscrit dans un projet d’une ONG étrangère à Madagascar (Le Relais). Ce sont donc des étrangers qui ont relancé le projet. Pourquoi aucun malgache n’a jamais eu l’ambition de relancer cette usine d’assemblage de véhicules ?

 Sentiments mêlés donc, face à cette information. C’est une bonne nouvelle en soi, mais cette bonne nouvelle met en exergue des réalités qui sont bien moins positives.

Publié dans Economie

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